
Le temps est le meilleur bâtisseur de l'amitié. Il est aussi son témoin et sa conscience. Les chemins se séparent, puis se croisent.
(Tahar Ben Jelloun)
Le 27 mars 2010, à 20 heures et demie, partout dans le monde, les particuliers, les villes, les entreprises ont été invités à éteindre la lumière pour montrer leur mobilisation contre le réchauffement climatique.
Des centaines d'édifices prestigieux, de la Tour Eiffel à la Cité interdite ont participé à l'évènement . A Londres, Big Ben, le Parlement, la cathédrale Saint-Paul ont été plongés dans l’obscurité aussi bien que la statue du Christ à Rio de Janeiro , les principaux bâtiments de Mexico , de célèbres sites et monuments comme le Mont Rushmore, l'Empire State Building et le Golden Gate Bridge aux Etats-Unis, les Pyramides et le Sphinx en Egypte, la Fontaine de Trevi et la Tour de Pise en Italie , le Mémorial de la paix d'Hiroshima au Japon.
Cette manifestation est symbolique parce que le gain en matière d'économies d'énergie est faible mais le geste est fort par le nombre de endroits concernés.
Pour mettre en valeur la beauté de notre Pays on célèbre nos monuments . Le Pays est uni dans cette activité culturelle à laquelle participent aussi les étudiants en présentant aux visiteurs quelques monuments de l’arrière - pays .
Faire du patrimoine un lieu de rencontres vivant et ouvert à tous, c’est une bonne l'occasion de découvrir l'histoire, petite ou grande, d'une multitude de sites .
Le patrimoine est une valeur commune autour de laquelle le Pays se retrouve en affirmant sa spécificité. Réfléchir sur le patrimoine culturel commun renforce le sentiment d'appartenance nationale mais stimule aussi la curiosité pour les patrimoines et les cultures différentes.
Les sentiments et l’appréhension des locuteurs de langues en péril
Un poème evenki
Ma Langue
Si j’oublie ma langue natale
Et les chansons que mon peuple chante
À quoi me servent mes yeux et mes oreilles ?
À quoi me sert ma bouche ?
Si j’oublie l’odeur de la terre
Et ne lui suis pas utile
À quoi me servent mes mains ?
Pourquoi vis-je dans le monde ?
Comment puis-je croire à l’idée insensée
Que ma langue est faible et pauvre
Si les derniers mots de ma mère
Ont été en evenki ?
( Alitet Nemtushkin)
Ce poème est triste, parce que il met en lumière les souvenirs et les racines qui ne sont plus si solides. Il souligne l'importance de la langue maternelle, les chants d'un peuple, les odeurs d’une patrie, il nous rappelle qu'il ne faut pas oublier d'où nous venons. L’auteur se pose , et nous pose, des questions . Les réponses sont implicites pour lui . Pour nous ,une occasion pour réfléchir…. (Fabio)
Je crois que ce poème est très émouvant. Le poète est très lié à sa langue maternelle. Sa douleur est compréhensible, moi aussi, je serais très triste si ma langue disparaîssait .Je crois que la langue est un pilier pour l'histoire d’un pays et surtout d’un peuple. (Lisa)
Souvenir de ce qui a été perdu et désir de revenir en arrière et revivre ces moments. Pouvoir de ces mots ineffaçables, des traditions qui ne peuvent pas disparaitre . Les souvenirs sont détruits et personne ne vient au secours . La seule façon de faire revivre tout cela c’est l’écriture, la poésie, et les gens devront , hélas, se contenter de ces mots qui , bien qu’ils soient touchants , sont faibles pour ce monde trop grand et, souvent, insensible. (Clara)
Oublier? Absolument interdit!
Les hommes sont capables de se souvenir… pas de tout, mais de beaucoup de choses .
Nous pouvons oublier le sujet d'un film ou la recette de nos desserts préférés, pas notre langue ! C'est comme couper les racines d'un arbre, comme construire un toit sans murs ... rien n’ est indispensable, mais tout sert pour « exister », à partir de notre langue sans laquelle nous ne sommes rien… et chacun a la sienne ! Qu’ il est beau d’entendre les sons différents, d’après ce que le destin a voulu pour nous ! Refuser notre langue c’ est comme refuser notre image. (Laura)
Ce poème est très beau mais aussi très triste parce qu’il m’a fait penser que dans un futur proche notre langue aussi pourrait disparaitre et avec elle nos traditions aussi . (Filippo)
Selon moi le poète avait l’intention de nous rappeler l’existence de sa terre d’origine, l’importance de sa langue maternelle et de la faire connaitre. Le poème évoque en moi beaucoup de tristesse et, peut-être , il a été composé par une personne qui a une vision très pessimiste de la vie. (Matteo)
Dans ce poème le poète evenki parle de l’importance de ses origines et de l’affection pour sa langue maternelle. Il en parle avec mélanconie et nostalgie, parce que malhereusement beaucoup de langues et traditions vont disparaitre. (Alberto R.)
La poésie de Nemtushskin, très émouvante et touchante, parle de la tristesse et de l‘état d’ame de l'auteur pour la disparition de sa langue , ce qui implique que sa langue maternelle est aujourd'hui oubliée et rejetée.
Je n’avais jamais lu les poèmes de ce poète, mais j’ai vraiment aimé celui-là et je souhaite vivement en lire encore. (Serena)
Dans ce poème, le poète Alitet Nemtushkin exprime les sentiments et la douleur de son peuple pour l’extinction de sa langue, en la comparant à la mort de sa mère. C’est un beau poème, mais triste parce que le poète parle de la mort de sa culture, de ses traditions. Ce ne serait pas mal d’ avoir une langue commune à tous, mais tout en gardant la langue maternelle. (Alessandro G.)
Je pense que le poète est un peu dramatique.
C’est un poème triste qui me fait penser au futur, mais c’est beau meme s’il fait un peu peur, parce qu’on ne doit pas oublier le passé.
Moi j’ ai peur du futur, parque ce je ne sais pas ce qui peut m’ arriver
Avoir plusieurs langues c’ est important pour la biodiversité, mais il faut aussi les protéger pour garder les traditions de chaque Pays . (Aneta)
A mon avis ce poème est très beau, mais il souligne en particulier, et surtout, l’importance de la langue maternelle pour nous faire comprendre combien il est douloureux de la perdre. Ces vers réveillent ainsi notre conscience et notre désir d’agir. (Leonardo)
Je crois que ce poème a une signification très importante, parce que le poète veut exprimer toute sa tristesse pour l’extinction de sa langue maternelle.
Et tout ça pour donner de l’espace à une langue internationale unique !
Je pense que parler une langue qui n’est pas la nôtre c’ est déracinant .
Alors, gardons notre langue et nos racines! (Giulia)
Ce poème nous enseigne que nous ne devons pas oublier nos origines , la terre d’où nous venons avec ses traditions et les valeurs que nos parents nous ont transmis. (Arianna)
Le poème exprime les sentiments que le poète ressent pour sa terre natale, il dit que la langue de certains pays, si elle est peu importante, va doucement se perdre, mais il est difficile d’oublier toutes les traditions, qu’on a suivies pendant la vie. Je pense que le poète dit des choses justes, parce que chaque homme doit avoir le droit de parler et suivre la langue et la culture qu’il veut, n’importe quelle soit son origine. (Andrea)
C’est un beau poème qui fait réfléchir sur les différentes langues qui, jour après jour, vont disparaitre . Les langues sont toutes importantes et leur disparition entraine toutes les traditions d’un Pays et d’une population. On doit empêcher ce phénomène et on doit essayer de sauvegarder notre langue. (Michael)
Je comprends la douleur du poète, il se sent exclu du monde et blessé au cœur, parce que son peuple, les gens qui parlent sa langue Evenki, vont disparaître . Malheureusement il n’ y a rien à faire, parce que le monde évolue et la vie continue. On ne peut qu’espérer que le futur sera meilleur pour les prochaines générations . (Miriam)
Ce poème exprime la tristesse et les sentiments négatifs du poète à cause de la mort de sa langue maternelle: l’ Evenki .Le problème expliqué dans ces vers est réel, parce que on va vers la globalisation et une petite langue comme l’Evenki est destinée à disparaître.Le poète vit ce problème et l'exprime dans douze vers riches et significatifs , mais je pense qu'il s’est déjà rendu compte que la bataille pour sauver les traditions de son peuple sera dure. (Elia)
Un temps vient où (…) on commence à percevoir des voix que l'on n'avait pas d'abord écoutées ;
à comprendre que n'est pas nécessairement muet ce qui ne s'exprime pas dans notre langue ;
et, sitôt qu'un peu d'attention succède à la surprise première, que ce qui diffère de nous, plus que ce qui nous rassemble, nous instruit.
Et pour découvrir que l'autre aurait, lui aussi, quelque chose à nous dire, pour qu'il nous parle,
il importe d'abord de consentir à l'écouter. »
(André Gide)